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RFC 3629: UTF-8, a transformation format of ISO 10646

Date de publication du RFC : Novembre 2003
Auteur(s) du RFC : F. Yergeau
Chemin des normes
Première rédaction de cet article le 5 février 2007


Autrefois, à l'époque du RFC 20, tout était simple, tous les textes étaient en anglais et n'avaient donc besoin que des quelques caractères d'ASCII. Mais le monde a changé, les étrangers ont voulu utiliser leurs langues bizarres et Unicode est apparu. Seul problème, les encodages d'Unicode n'étaient pas tout à fait adaptés aux spécificités du monde Internet, et voilà pourquoi un RFC a finalement été écrit pour apporter au monde... UTF-8.

Unicode permet de représenter toutes les écritures du monde. Une des particularités de ce jeu de caractères est qu'il sépare le jeu lui-même, la liste des caractères et leurs noms, de l'encodage en bits de ces caractères (voir mon exposé à JRES) . Un même texte en Unicode peut être encodé en UTF-16, UTF-32, Punycode et bien d'autres encore. Chacun de ces encodages a des avantages et des inconvénients. La démarche qui a mené à UTF-8 venait de l'importance donnée à certains critères :

  • Compatibilité avec l'ASCII, et notamment avec toutes les bibliothèques existantes qui s'attendent à recevoir de l'ASCII (comme les fonctions de la libc sur Unix),
  • Minimisation de l'occupation mémoire dans les cas des textes écrits avec l'alphabet latin.

UTF-8 est un encodage de taille variable : un caractères Unicode est représenté avec un nombre d'octets compris entre un et six. Sa principale particularité est qu'un caractère du jeu ASCII est représenté en UTF-8 comme en ASCII. Tout fichier ASCII est donc un fichier UTF-8 (l'inverse n'étant évidemment pas vrai). De même, tout caractère dont le bit de plus fort poids est à zéro est forcément un caractère ASCII, ce qui permet d'utiliser la libc (qui s'attend à trouver des chaînes de caractères terminées par le caractère NUL).

Le support d'UTF-8 dans les logiciels aujourd'hui est variable : excellent dans les navigateurs Web, il est assez bon dans les SGBD (voir par exemple PostgreSQL), moyen dans les éditeurs et parfois absents de certains outils de base (comme le générateur d'analyseurs lexicaux Lex). C'est ainsi que certains utilisateurs ont du mal à passer à UTF-8.

Dans certains langages de programmation, comme Python ou Perl, manipuler de l'Unicode (et, entre autre, lire et écrire de l'UTF-8) est aujourd'hui très simple alors que d'autres comme Haskell, Ruby, C ou PHP n'y sont pas encore vraiment.

Normalisé à l'origine dans le RFC 2044, UTF-8 est devenu le « nouvel ASCII ». Suivant le RFC 2277, presque tous les protocoles Internet qui manipulent de l'Unicode y font référence (la principale exception étant IDN, qui préfère l'encodage Punycode décrit dans le RFC 3492).


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