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RFC 6497: BCP 47 Extension T - Transformed Content

Date de publication du RFC : Février 2012
Auteur(s) du RFC : M. Davis (Google), A. Phillips (Lab126), Y. Umaoka (IBM), C. Falk (Infinite Automata)
Pour information
Première rédaction de cet article le 23 février 2012


Le RFC 5646, qui normalise les étiquettes de langue, prévoit un mécanisme d'extension pour ajouter à ces étiquettes des informations maintenues dans des registres extérieurs. Ces extensions sont identifiées par une lettre unique et une nouvelle extension est ajoutée par notre RFC 6497, « T » (pour transformation), qui permet d'indiquer les transformations qu'a subies un texte (par exemple une traduction), en se référant au registre CLDR.

Le RFC 5646 est également connu sous l'identificateur « BCP 47 » (BCP pour Best Common Practice), ce qui explique le titre de notre RFC 6497. Les transformations qu'on pourra noter dans une étiquette de langue sont notamment la translittération, la transcription et la traduction. Sans cette extension « T », on ne peut étiqueter que l'état actuel du document. Par exemple, pes-Latn désignerait un texte en persan dans l'alphabet latin (ce qui est inhabituel) ; l'extension « T » permettra d'écrire pes-Latn-t-pes-arab, indiquant que le texte persan a été translittéré ou transcrit depuis l'alphabet arabe. Autre exemple, donné dans le RFC, une carte d'Italie pour des japonais où les noms des villes ont été translittérés en Katakana. N'indiquer que ja (langue japonaise) pour ce texte serait insuffisant. Cette information sur la source, donnée par l'extension « T » est souvent importante, pour aider à comprendre certaines particularités du texte (comme des fautes lors de la traduction). Le mécanisme des variantes du RFC 5646 ne suffisait pas pour cela, d'où la nouvelle extension. C'est la deuxième enregistrée, après la « U » du RFC 6067. Le mécanisme d'extension est normalisé dans le RFC 5646, sections 2.2.6 et 3.7. Les extensions sont enregistrées dans le registre IANA.

Parfois, il existe des méthodes standard de translittération ou de transcription. C'est par exemple le cas de celles spécifiées par l'UNGEGN. La nouvelle extension « T » permet également d'indiquer comment et par quelle méthode standard un texte a été translittéré ou transcrit.

Maintenant, les détails techniques : l'extension est notée par un t suivi d'une étiquette de langue légale (section 2, notamment 2.2). Ainsi, es-t-pid signifie que le texte est en espagnol, traduit du piaroa. Mais, comme le texte après t peut être une étiquette de langue complète, on peut noter bien plus de détails, comme l'écriture utilisée (comme dans l'exemple du perse plus haut). Comme l'étiquette de langue doit comporter obligatoirement une langue en première position, si celle-ci n'est pas connue ou tout simplement pas pertinente (rappelez-vous que la différence principale entre translittération et transcription est que la première ne dépend pas de la langue, c'est une opération purement mécanique sur les caractères), on la note par und, ce qui veut dire « inconnue ». Ainsi, und-Latn-t-und-cyrl signifie que le texte a été translittéré de l'alphabet cyrillique vers le latin (par exemple par l'algorithme ISO 9), sans tenir compte des langues en jeu.

Enfin, il est possible d'indiquer le mécanisme de transformation, en utilisant le séparateur m0, puis l'organisme qui spécifie ces mécanismes, puis un identificateur d'un mécanisme particulier. Ainsi, und-Cyrl-t-und-latn-m0-ungegn-2007 est du texte en alphabet latin, transformé en cyrillique, suivant la spécification UNGEGN de 2007. D'autres séparateurs que m0 seront peut-être créés dans le futur.

Quels termes peut-on mettre après m0 ? Ce qui vous passe par la tête ? Non. Il faut suivre la section 3 du document Unicode UTR #35. C'est d'ailleurs le consortium Unicode qui est l'autorité gérant l'extension « T » (section 2.4). Cela a suscité de vigoureuses discussions (pourquoi pas l'IETF ?). La conséquence en a été la définition d'un mécanisme plus ouvert pour soumettre des propositions de changement. Si on veut enregistrer de nouvelles possibilités (section 2.6), cela se fait en créant un ticket en http://cldr.unicode.org/index/bug-reports/.

La liste complète des possibilités de mécanismes de transformation figure dans un fichier structuré (section 2.9), librement accessible en http://cldr.unicode.org/index/downloads. Ce point a suscité beaucoup de débats sur la liste de diffusion de l'ancien groupe de travail LTRU. En effet, le fichier officiel est un gros .zip rempli de tas de choses qui n'ont rien à voir. Il faut donc tout télécharger puis trier (les transformations sont dans le répertoire common/transforms).


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