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<rfcdesc num="33" title="New Host-Host Protocol" status="unknown">
  <authors><author>S.D. Crocker</author></authors>
  <rfcdate><month>February</month><year>1970</year></rfcdate>
  <date>2026-05-26</date>
<content>
  <p>Continuons avec des vieux <wikipedia name="Request for
  comments">RFC</wikipedia>. Ce RFC de 1970 se distinguait par une
  augmentation spectaculaire de la taille des adresses réseau : elles
  passaient de 5 à 8 bits.</p>
  <p>Quand le <wikipedia name="Request for comments">RFC</wikipedia> a
  été publié, l'expérience <wikipedia name="ARPANET">Arpanet</wikipedia> battait son
  plein. Comme l'avait prévu le <rfc num="1" local="true"/>, les
  anciennes adresses n'offraient pas assez de place, avec seulement 32
  machines possibles. Notre <rfc num="33"/>, qui normalisait le
  nouveau protocole de bout en bout a changé cela. Rappelez-vous
  qu'Arpanet, contrairement à l'<wikipedia>Internet</wikipedia>,
  utilisait des protocoles complètement différents entre <wikipedia
  name="Routeur">routeurs</wikipedia> (qu'on appelait IMP à l'époque),
  ou entre routeur et machine terminale, qu'entre les machines
  terminales. Ce RFC s'occupe de ce dernier cas. Il normalise, de
  façon assez approximative, le format des messages échangés entre
  machines terminales.</p>
  <p>On est très loin du futur <wikipedia name="Internet
  Protocol">IP</wikipedia>. Le message est précédé d'un guide
  (<foreign>leader</foreign>, le terme de <foreign>header</foreign>
  n'était pas encore utilisé) qui comprenait une adresse, le type du
  message, des options et un identificateur de lien virtuel
  (permettant à deux machines d'avoir plusieurs communications
  simultanées ; il n'y avait pas de séparation entre <wikipedia
  name="Couche 3">couche 3</wikipedia> et <wikipedia name="Couche
  4">couche 4</wikipedia> à l'époque). Là, vous vous demandez
  peut-être : « une seule adresse ? C'est la source ou la
  destination ? ». C'est la destination quand une machine émet un
  paquet et la source quand elle en reçoit un.</p>
  <p>Ça peut sembler très primitif mais il faut voir qu'on en était
  vraiment au début. Ainsi, des choses qui paraissent évidentes
  aujourd'hui avaient besoin d'être précisées (« les programmes
  peuvent être écrits dans n'importe quel langage »). Ah, et c'est
  dans ce RFC que le protocole reçoit son nom, NCP. Cela signifiait
  <foreign>Network Control Program</foreign> mais le sigle sera repris
  ensuite pour <foreign>Network Control Protocol</foreign>. (Il sera
  remplacé par <wikipedia>TCP/IP</wikipedia> <link
  local="tcpip-transition">des années après</link>.)</p>
  <p>Le protocole est avec connexion (le concept de <wikipedia
  name="Datagramme">datagramme</wikipedia> était encore flou) et le
  RFC décrit donc comment créer une connexion. On indique la machine
  (sur 8 bits, donc), et un identificateur de l'utilisateur sur la
  machine (24 bits dont 8 pour sa machine habituelle, chaque
  utilisateur avait donc un numéro unique sur tout l'Arpanet).</p>
  <p>Le reste du RFC est consacré à discuter du problème de la
  connexion à distance (<wikipedia>telnet</wikipedia>, même si le
  « vrai » telnet n'est apparu que plus tard). Le <rfc num="15"
  local="true"/> décrivait déjà cette connexion à distance mais le
  <rfc num="33"/> va plus loin en rappelant que ce n'est pas tout de
  faire passer des bits, il faut aussi faire quelque chose face à la
  variété des terminaux physiques et de leur comportement. Par
  exemple, lorsqu'on tape un caractère, l'écho doit-il être généré
  localement ou à distance (en ce temps, on trouvait de tout) ? Le RFC
  ne fournit pas encore de solution.</p>
</content>
</rfcdesc>
