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Le service d'hébergement de machines virtuelles de Numergy

Première rédaction de cet article le 30 septembre 2013


Profitant d'une offre d'essai gratuite (qui semble toujours d'actualité), j'ai testé le service de machines virtuelles (IaaS) de Numergy.

Ce service est un des survivants du défunt projet Andromède, qui visait à faire un « cloud français », en oubliant au passage que des fournisseurs de solution infonuagiques existaient déjà depuis des années en France. Andromède s'est cassé la figure et le relais a été pris par deux projets, Numergy et Cloudwatt. À ma connaissance, Cloudwatt n'a toujours pas d'offre opérationnelle mais Numergy en a une.

Pour l'utilisateur ordinaire, rien de nouveau : on se crée un compte sur une interface Web (qui accepte mon adresse, ce qui est rare), on demande la création d'une VM et quelque temps après (c'est assez long), on se connecte et on est root.

Curieusement, on n'a pas d'adresse IPv4 publique, mais une adresse du RFC 1918 :

% ifconfig 
eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr 00:50:56:95:42:e1  
          inet addr:10.200.0.73  Bcast:10.200.15.255  Mask:255.255.240.0
          inet6 addr: fe80::250:56ff:fe95:42e1/64 Scope:Link
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          RX packets:4846090 errors:0 dropped:409062 overruns:0 frame:0
          TX packets:161835 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 txqueuelen:1000 
          RX bytes:441749938 (441.7 MB)  TX bytes:46077749 (46.0 MB)

Ce n'est pas pour économiser des adresses IPv4 puisque chaque client peut rediriger à sa guise les ports d'une adresse publique vers son serveur. Numergy dit que cette architecture inhabituelle obéit à des raisons de sécurité. Peut-être aussi cette indirection (de l'adresse publique vers l'adresse privée) leur permet-elle davantage de souplesse dans la gestion du réseau. En tout cas, cela a été l'occasion de vérifier que le support répondait, et assez vite. Et par courrier électronique, pas besoin de passer par une exaspérante interface Web qui essaie de vous retarder le plus possible en posant plein de questions.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, Numergy ne fournit pas d'IPv6. C'est incroyable en 2013, et cela met Numergy très loin derrière les fournisseurs qui font du cloud en France depuis des années, qui ont tous IPv6 depuis longtemps.

On est routé par le réseau de SFR, comme le montre un traceroute :

...
 5  neuf-telecom.sfinx.tm.fr (194.68.129.178)  7.352 ms  7.458 ms  7.518 ms
 6  250.29.3.109.rev.sfr.net (109.3.29.250)  9.926 ms  9.230 ms  9.207 ms
 7  30.12.6.109.rev.sfr.net (109.6.12.30)  10.825 ms  9.792 ms  9.827 ms
 8  145.29.3.109.rev.sfr.net (109.3.29.145)  8.127 ms  8.015 ms  8.025 ms
 9  202.49.6.109.rev.sfr.net (109.6.49.202)  8.202 ms  8.050 ms  8.004 ms
10  cld2001rt.trp.sfr-sh.net (212.23.184.68)  17.466 ms  17.357 ms  17.537 ms
11  * * *
12  * * *

Le tout est fiable : supervisé par Icinga, ma machine n'a eu que trois heures de défaillance en deux mois (et le problème peut être du côté de mon système de supervision, je n'ai pas creusé plus loin).

Via l'interface Web, on peut configurer la redirection de ports entrants, les règles de filtrage (dans Administration -> Flux), etc. Il existe aussi une API REST mais que je n'ai pas testée (pour l'instant, c'est celle d'OpenStack). Globalement, rien de nouveau ou d'extraordinaire dans ce service. Juste un autre hébergeur de VPS.

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